Un mariage comme un voyage autour du monde
- il y a 5 jours
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Le 15 novembre dernier, après plusieurs jours de pluie, le ciel s’est enfin ouvert comme pour bénir cette journée si attendue. Une lumière douce, presque inattendue pour un mois de novembre, a enveloppé Grammont , un lieu chargé d’histoire pour le marié, puisque ses parents y avaient eux-mêmes échangé leurs vœux.
Ce mariage avait quelque chose de rare, de précieux : une union tissée de cultures, de langues et de racines multiples. Elle, d’une famille italo‑tunisienne ; lui, franco‑libanais, ayant grandi près de Montpellier avant de s’installer tout deux en Suisse.
Autour d’eux, des invités venus de plusieurs pays, comme un écho vivant à leurs histoires entremêlées.
Le thème du voyage s’est imposé naturellement. Beaucoup des proches travaillent dans l’aviation , hôtesses de l’air, stewards et l’atmosphère semblait vibrer de cette énergie cosmopolite.
Les couleurs florales, les accents qui se mêlaient, les conversations qui passaient de l’anglais à l’italien, du français à l’arabe… tout formait une mosaïque joyeuse et harmonieuse.
La mariée portait une robe splendide venue d’Italie, où vit une partie de sa famille.
Le marié, lui, arborait un costume vert profond, rappelant le cèdre du Liban.
Ensemble, ils dégageaient une tendresse pudique, une douceur dans les regards échangés qui m’a profondément touchée.
Une journée portée par la présence des parents
Ce qui m’a particulièrement émue, c’est la place des parents tout au long de la journée.
Le papa de la mariée, fier et ému, l’a accompagnée jusqu’à la mairie.
Sa maman, douce et attentive, l’avait aidée aux préparatifs, dans ces moments suspendus où l’on sent tout l’amour d’une mère.
Du côté du marié, l’émotion était tout aussi palpable : Sa maman a lu un texte en italien, vibrant de sens et de tendresse.
Son papa, lui, a offert un poème en libanais, un moment d’une grande beauté, où les mots semblaient porter toute une histoire familiale.
Ces instants ont traversé la salle comme une vague de douceur, rappelant que les langues, même différentes, savent toucher le cœur de la même manière.
Une organisation millimétrée dans un lieu très sollicité
Malgré un lieu où les cérémonies s’enchaînaient toutes les trente minutes, nous avions pu faire un repérage la semaine précédente, une parenthèse précieuse dans leur emploi du temps serré.
Leur confiance, malgré une seule rencontre en visio, a rendu cette collaboration fluide et naturelle.
La recommandation d’un proche que j’apprécie beaucoup a été l’occasion de renouer un lien, ce qui a rendu cette journée encore plus spéciale pour moi.
Une soirée comme un tour du monde
La soirée, elle, ressemblait à un voyage sans escale. Tambours libanais, musiques orientales, discussions avec une voisine de table brésilienne, une autre portugaise, et les sœurs de la mariée avec qui je passais joyeusement de l’anglais à l’italien… J’avais l’impression de traverser les continents sans quitter la salle.
Ce jour-là, les différences n’étaient pas des frontières : elles étaient des ponts. Elles ont créé une unité lumineuse, une atmosphère où l’on pouvait lire le bonheur dans les yeux de chacun. Une journée où l’humanité, dans toute sa diversité, a célébré l’amour.
Une journée qui m’a rappelé à quel point les mariages sont parfois bien plus que des cérémonies :
ce sont des rencontres, des voyages, des instants suspendus où le monde semble tenir dans une seule salle.
















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